<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129</id><updated>2011-06-06T19:11:37.407+02:00</updated><title type='text'>Les aventures de Mzungu Dollar</title><subtitle type='html'>Une esthétique tropicale de l'utilité sociale</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>22</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-7638142803196888462</id><published>2007-06-15T22:59:00.000+02:00</published><updated>2007-06-15T23:02:16.555+02:00</updated><title type='text'>Mzungu Dollar en milieu rural</title><content type='html'>la suite incohérente de ce qui précède &lt;br /&gt;&lt;a href="http://desertrural.blogspot.com"&gt;dans le désert rural&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-7638142803196888462?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/7638142803196888462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=7638142803196888462&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/7638142803196888462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/7638142803196888462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2007/06/mzungu-dollar-en-milieu-rural.html' title='Mzungu Dollar en milieu rural'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-117042083726955963</id><published>2007-02-02T14:41:00.000+02:00</published><updated>2007-02-02T14:56:33.206+02:00</updated><title type='text'>Truisme en bouquet final</title><content type='html'>Ne serait-ce que par correction à l'égard de mes milliards de lecteurs anonymes, soit ceux qui n'ont pas la chance insigne de suivre pas à pas dans mon entourage les péripéties joies et déboires de mon existence sociale et intime, ce jour me parait particulièrement bien choisi pour l'annoncer à tous ceux qui ne l'auraient pas compris : les aventures de Mzungu Dollar, c'est fini. Ce jour (on est quel jour?)... ce jour vendredi 2 février 2007, crémation de Mzungu Dollar dans un web bar verglacé. Paris l'a résolument tueR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Même la richesse relative n'aplanit pas la médiocrité" en guise d'épitaphe. Ni fleurs ni couronnes. Et ses amalgames partiront en fumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poussière résidu se tape un roman, imbitable comme il se doit, car même en cendres il y a encore mon honneur. Et très certainement, un petit nombre de gens choisis en subiront les épreuves Word.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moritura vos salutat (d'émotion, j'en perds mon petit latin)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-117042083726955963?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/117042083726955963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=117042083726955963&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/117042083726955963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/117042083726955963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2007/02/truisme-en-bouquet-final.html' title='Truisme en bouquet final'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116661605697085988</id><published>2006-12-20T13:46:00.000+02:00</published><updated>2006-12-20T14:00:56.996+02:00</updated><title type='text'>Paris froidement pensé</title><content type='html'>Je crois que je suis toute pourrie et le froid continue à me mordre les doigts avec constance c'est un chien enragé. Et puis j'ai très très peur j'ai inventé une théorie désespérante selon laquelle la formulation individuelle du bonheur n'a rien à voir avec nos désirs mais uniquement avec notre instinct de survie. Selon cette puissante théorie, où que tu mettes un être humain, il fera en sorte d'y trouver du bonheur sinon la vie est invivable. Le problème c'est quand tu passes le même être humain d'un endroit à l'autre. Obligé de reformuler sa conception du bonheur, de la réadapter à son environnement, il voit bien l'artifice, que ça n'a rien à voir avec toutes ces conneries du Moi profond, de la Réalisation de soi en Super Individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple au hasard : Super Individu, tu le mets sur le pavé parisien, il déteste ça. Mais au fur et à mesure, il s'habitue et il parvient même à se convaincre qu'il aime bien, il s'y trouve des ambitions à la mesure de sa petite vie (ne la jugeons pas). Les trottoirs deviennent des falaises où on chope le vertige, Paris-Plage un océan. On finit par attraper des ambitions comme ailleurs des dérangements intestinaux. Des ambitions vénériennes de salon parisien. Avec des gens très très bien qui parlent de philosophie. Par exemple. Où de n'importe quoi de cliquant. Attention, hein, je ne critique pas. C'est bien. C'est bien mais c'est désespérant. Puisque mon cerveau sait ce qu'il fait je sais pas comment mais j'aimerais suivre débusquer tous les courts-circuits émotionnels qu'il provoque pour en arriver à ce résultat, te faire aimer la merde que les circonstances mettent sur la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Paris, Mzungu Dollar fait des variations sur la Théorie des climats et boit trop le soir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116661605697085988?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116661605697085988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116661605697085988&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116661605697085988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116661605697085988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/12/paris-froidement-pens.html' title='Paris froidement pensé'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116592255037906085</id><published>2006-12-12T12:40:00.000+02:00</published><updated>2006-12-12T13:22:30.393+02:00</updated><title type='text'>J - 4 : Diamonds may NOT be forever</title><content type='html'>La Nouvelle économie politique appariée à mon statut aurait dû &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; entraîner l'élaboration d'un solide plan quinquénal. Mais Gloire à &lt;em&gt;Mungu&lt;/em&gt; (Dieu en swahili, à ne pas confondre avec &lt;em&gt;mzungu&lt;/em&gt;, le Blanc, les colonies c'est fini) &lt;em&gt;Glory to God&lt;/em&gt; qui nous tient tous à sa merci dans sa main fatale, mon destin devrait continuer à se jouer aux dés sur des périodes de 15 jours. Le contraire m'eût sans doute perturbée ; tout va donc pour le mieux dans le meilleur des eldorados possibles, je rentre en France sans savoir encore à quelle sauce professionnelle je serai mangée en janvier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regrettable, moi qui commençais à m'intégrer à tous égards. Capable enfin d'appeler mon chauffeur sans culpabiliser parce qu'il aurait sans doute mieux à faire, un dimanche matin, que balader Mzungu French Doll dans les hotels de luxe. Au fait du taux des pourboires, du prix maximum d'une paire de sandales (12 000 shillings, au-delà c'est du vol, même si le vendeur vous explique un peu hautain que les semelles sont en caoutchouc &lt;em&gt;waterproof&lt;/em&gt;). Moi qui bois du &lt;em&gt;Fanta Pineapple&lt;/em&gt; avec du popcorn dans un &lt;em&gt;township&lt;/em&gt; tout un après-midi pour l'anniversaire de la fille de ma &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt;. Sans compter la vie sexuelle des lodgesTM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouver Paris (comme dirait mais comment s'appelle-t-il déjà, ce grand écrivain des Abbesses... Nicolas Rey, voilà : « Paris : une ville&lt;br /&gt;magnifique. » (&lt;em&gt;Courir à 30 ans&lt;/em&gt;, p. 1, d'après mémoire). Y rester, on ne sait toujours pas encore parce qu'ici, les certitudes c'est &lt;em&gt;anytime from now&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;maybe&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;keisho &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;badai&lt;/em&gt;. Un jour, plus tard, demain. &lt;em&gt;Pole pole&lt;/em&gt;. Patientez ça vous fera pas de mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis patience ongle incarné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À dimanche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116592255037906085?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116592255037906085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116592255037906085&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116592255037906085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116592255037906085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/12/j-4-diamonds-may-not-be-forever.html' title='J - 4 : Diamonds may NOT be forever'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116522517522493376</id><published>2006-12-04T10:36:00.000+02:00</published><updated>2006-12-05T13:45:20.570+02:00</updated><title type='text'>La vie sexuelle des lodges</title><content type='html'>Je n'en parlerai toujours pas, qu'est-ce que vous croyez, de la vie sexuelle des lodges, mais l'enquête est sur de très bons rails, c'est tout ce que m'autorise mon code de déontologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux par contre m'étendre sans risques sur le beaujolais 2006. Le beaujolais 2006, aussi médiocre que le 2005 que je n'avais pas goûté car jamais sinon en zone équatoriale il ne me serait venu à l'idée de célébrer l'embouteillage de cette piquette franco-australe, le beaujolais 2006, donc (pourquoi pas Beaujolais avec une capitale, allez, ne soyons pas mesquine) s'est accompagné d'un &lt;em&gt;inoubliable&lt;/em&gt; spectacle de mime. C'était vraiment très drôle. Par exemple, le mime disait « sarkozy » (en bas-de-casse, parce que c'est plus un nom, c'est un concept) et ça faisait rire tout le monde. Comme une sorte de gimmick, « sarkozy », même au New Arusha Hotel, Arusha, Tanzanie. Ce mime parlait d'ailleurs beaucoup, ce qui n'était pas la moindre de ses qualités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dire comme on s'est bien marré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi par exemple, les yeux rivés sur l'enceinte géante qui m'obstruait à dessein le champ de vision, j'en pouvais plus de m'esclaffer dans mon ballon de beaujolpif tiédissant, rotant joyeusement mes relents de Brillat-Savarin et autre sauciflard tranché véhiculé (avec une subvention de l'AFAA ?) dans la soute d'un avion à l'aller plein de fleurs coupées (on dira, dans les Grands Lacs, hein, vaut mieux qu'ils échangent des fleurs contre du camembert que des perches du Nil contre des Lee-Enfield et des Mauser. Ils auront pas moins faim mais ça les tuera pas. Pourquoi pas. Pourquoi pas. Je crawle en plein relativisme moral ces temps-ci, je vais pas non plus me formaliser pour trois bouts de fromage que j'ai d'ailleurs mangé avec plaisir). Non, mais y'a pas à dire, la culture française, « la culture française... » comme m'a dit ce jeune Flamand qui m'a fait beaucoup rire (j'ai vraiment beaucoup ri) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture française. Ç'aurait dû être l'intitulé de cette entrée. Mais l'utilitarisme éditorial aura encore frappé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116522517522493376?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116522517522493376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116522517522493376&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116522517522493376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116522517522493376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/12/la-vie-sexuelle-des-lodges.html' title='La vie sexuelle des lodges'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116428516065237777</id><published>2006-11-23T07:52:00.000+02:00</published><updated>2006-11-23T14:32:41.813+02:00</updated><title type='text'>A day in the colonial life of... (18h-23h)</title><content type='html'>La tranche 13h-17h59, allez savoir pourquoi, j'ai moins envie. Ellipsons. Le soleil se couche, je remonte dans mon taxi, s'il reste quelques traces de lumière, je flotte un moment dans cette piscine dont il faut bien qu'elle serve à quelque chose, je fais couler un bain, entre deux eaux je lis je bois du jus d'ananas dans quoi je dilue le contenu d'un fruit de la passion. J'essaie de mâcher les petites graines de la pulpe du maracuja en tournant les pages avec les doigts humides, c'est beaucoup d'efforts. J'ai déjà fini mon Chloé Delaume. Je commence &lt;em&gt;Au dessous du volcan&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou je mange dehors. Je mange au restaurant indien, par exemple. Réellipsons. Après il est très tard, au moins 22 heures, je peine à trouver un taxi parce qu'ici c'est le milieu de la nuit, ils me répondent pas puis finalement l'un d'eux m'assure qu'il m'envoie quelqu'un, je sais bien que Mzungu Doll elle abuse, 22 heures, on est tout de même bien avancé « dans la noirceur » pour parler comme un avocat québéquois. D'autant que l'éclairage public... Non, soyons juste, l'éclairage public existe, autour du tribunal et autour du rond-point de Clocktower. C'est toujours un peu surprenant d'ailleurs. D'y voir dans l'obscurité, on avait oublié que c'était possible. On remonte la Old Moshi Road, on arrive à Clocktower, et chaque fois, oui, je m'enchante d'y voir à 10 mètres. Il n'y a rien à voir. À 22 heures les locaux sont couchés depuis longtemps. Ou ils sont au Colobus. Mais le Colobus, j'irai pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pluie s'écrase sur le toît de la voiture, on ne voit plus rien. Plus de route. Juste les phares des voitures qui s'approchent, que le chauffeur tente d'évaluer, d'évaluer aussi où peut bien terminer le bas côté tout en évitant un nid de poule et un dos d'âne en enfilade, découvrant soudain qu'on doit être en train de rouler à droite à en juger par le fait que la voiture en sens inverse nous fonce directement dessus à moins que ce soit elle, qui roule à droite. Pas de bande signalétique, pas de lumière, juste du noir bien épais et des gouttes dans les phares. On s'arrête sur le bord, on attend. On fait des signes et des bruits, je suppose qu'on exprime qu'il est tard, qu'il pleut beaucoup, que l'entretien de la voirie, qu'on a pas envie d'attendre. On a sans doute une conversation passionnante, lui en swahili, moi en anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis on a plus rien à dire et marre d'attendre, alors on fait comme s'il pleuvait moins et on repart à 15 km/h en supposant que tant que ça brille devant, c'est bien du tarmac. Je me dis qu'il va se retaper le même chemin en sens inverse, pendant que moi je ferai couler un bain en ricanant sur la brochure d'un &lt;em&gt;lodge&lt;/em&gt; (« Le plus nouveau lodge de luxe de Tanzanie » &lt;em&gt;sic&lt;/em&gt;) avant d'en faire du papier pour le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chauffeur de taxi, je lui ai donné 7 dollars. A priori normalement c'était 4 mais la pluie, la nuit, la peur... Vachement généreuse, non ? Il regarde les billets l'air... cet air je le connais de mieux en mieux. Un mélange de candeur désemparée, d'incrédulité fataliste. Cet air qui me rappelle sans doute quelqu'un raison pour laquelle je me mets à bouillir. Et il me dit : 8 ? Si j'avais donné 4 il aurait demandé 5. Si tu veux de la bonne conscience, faudra payer plus cher, ma grande, lui claquer genre 20 dollars à la gueule et encore il est foutu d'en demander 25, juste parce que, si tu donnes le prix courant, tu te sentiras radine, et si tu donnes trop, ils te prendront pour une conne débarquée de &lt;em&gt;Kilimanjaro airport&lt;/em&gt;. Je sors du taxi, rageuse, je souligne que 7 c'est vachement plus et que... bref. Il comprend rien de toute façon. Qu'il aille se faire foutre, dans la nuit, dans la pluie, dans les phares, le taxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les solutions ne sont pas toujours rectilignes.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dixit&lt;/em&gt; l'accusé du jour dont je relis un bout d'interrogatoire en insérant des virgules ici et là. En peignoir au coin du feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'as raison. Les solutions sont pas toujours rectilignes. Et puis cette histoire je ne sais plus qui m'en parlait, du voilier, de la ligne de fond et de la ligne de surface, on dirait que je suis un bateau, mais alors bien ivre, égaré de sa flache parisienne de bonne conscience à distance sur l'océan indien, qui doit pourtant suivre une ligne de fond, qui doit bien aller quelque part passant nécessairement par ici adaptant sa ligne de surface à des courants face auxquels t'as aucun choix sinon celui de plier. Ce n'est pas grave tout ça. Le bois s'éteint dans le feu. Il pleut dehors. Je vais dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116428516065237777?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116428516065237777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116428516065237777&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116428516065237777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116428516065237777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/day-in-colonial-life-of-18h-23h.html' title='A day in the colonial life of... (18h-23h)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116403349590386861</id><published>2006-11-20T14:26:00.000+02:00</published><updated>2006-11-20T16:38:16.016+02:00</updated><title type='text'>Comment je n'ai rien frôlé du tout (tout le temps)</title><content type='html'>Je n'ai pas le temps alors bon. Le choléra est à Arusha, Chloé Delaume est enfin arrivée toute pimpante en 167 pages par avion et je constate que les éditions Verticales ont retrouvé leur maquette de couverture d'avant Phase Deux (c'est-à-dire avant que Le Seuil rejoigne l'édition française bombardée du ciel dans le giron de l'industrieux rentabilisateur La Martinière) ce qui m'a fait plaisir parce que j'aimais pas du tout la police de caractère de Verticales Phase Deux et qu'il est agréable de s'arrêter sur des trivia de ce genre à Arusha, Tanzanie, 300 000 habitants et 10 routes asphaltées où réside depuis 10 jours le choléra que je n'ai pas encore croisé parce que plus souvent vautrée sur les transats des &lt;em&gt;lodges&lt;/em&gt; qu'arpentant les  arrières-cours des &lt;em&gt;slums&lt;/em&gt;. Caillassez-moi, j'aime ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end grand événement culturel français à Arusha : DJ Oil (ou Oïl?) de Marseille au Massaï Camp. Je n'y étais pas. Je me souviens d'une époque ou je regrettais de ne pas savoir de quoi je parlais quand je pérorais de séminaire en soutenance sur l'action culturelle francophone. Je ne veux plus savoir tout court.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chloé pendant ma pause déjeuner me parlait de Le Lay et de neuro-imagerie, de cerveau reptilien, de connexions neuronales. Tout ce que j'aime, en quelques sortes. Avec force agglutinations syntagmatiques outrées. Parfois en toute modestie on dirait du Moi mais qui connaitrait beaucoup mieux les entrées du Robert et qui s'en foutrait encore plus que cette quantité négligeable qu'on appelle un lecteur y percute quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'insiste, c'est bon d'angoisser sur les errements du style delaumien ou les empattements d'une police de caractère. Comme quand je lis &lt;em&gt;Marie France&lt;/em&gt; de février 2006 ou &lt;em&gt;Le Nouvel Obs&lt;/em&gt; supplément spécial foire au vin daté septembre 2005 pour la troisième fois, juste parce qu'il traîne sur la table basse,  coïncidence abandonnée par un locataire précédent et fatal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part chez un dentiste de province, une urgence pendant les vacances, ça vous arrive souvent de lire de la presse de plus d'un an ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre ici, parfois, c'est se faire archéologue de la vie culturelle &lt;em&gt;(sic)&lt;/em&gt; occidentale (ou bouffer dans ses poubelles) et par là accéder à une forme très subtile d'éternité, de pérennité à vide. Je me comprends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour conclure — c'est un peu là où je voulais en venir mais surtout pas logiquement — que souhaitant rester fossile dans l'inactuel,  j'y serai encore en mars 2007. Champagne — détaxé !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116403349590386861?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116403349590386861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116403349590386861&amp;isPopup=true' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116403349590386861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116403349590386861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/comment-je-nai-rien-frl-du-tout-tout.html' title='Comment je n&apos;ai rien frôlé du tout (tout le temps)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116299021690103937</id><published>2006-11-08T14:27:00.000+02:00</published><updated>2006-11-08T14:50:16.923+02:00</updated><title type='text'>Le carré des présumés génocidaires</title><content type='html'>Je cherchais depuis un moment comment résumer de la manière la plus concise à quoi ça ressemble, un témoignage ici. Et puis mon accusé préféré, celui sans les déclarations insaisissables (de tout point de vue) duquel mes journées ouvrées seraient deux fois moins longues, a tenu à édifier la chambre quant à la nature profonde de la culture rwandaise. Voici donc en exclusivité pour vous un proverbe tout à fait symptomatique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Kwikitiza ntntibibuza uwanga kwanga&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;L’acquiescement n’empeche pas celui qui veut dire non de dire non&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On connaît mon goût prononcé pour l'insaisissable nuance, les inconstants, les ondoiements versatiles aussi bien moraux que physiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois, je crois vraiment, qu'à cette aune l'homme de la vie est rwandais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116299021690103937?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116299021690103937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116299021690103937&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116299021690103937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116299021690103937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/le-carr-des-prsums-gnocidaires_08.html' title='Le carré des présumés génocidaires'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116288444962321815</id><published>2006-11-07T07:48:00.000+02:00</published><updated>2006-11-07T13:04:58.320+02:00</updated><title type='text'>A day... comment j'ai frôlé la mort (23h-6h30)</title><content type='html'>Décidée à garder pour moi le piment des notations érotiques qu'on ne cesse de me réclamer dans l'hémisphère Nord, &lt;em&gt;thanatos&lt;/em&gt; fera aussi bien l'affaire pour les frissons. Je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu me faire bouffer par une hyène. Mort &lt;em&gt;authentique&lt;/em&gt;. Quant à crever dans un pays du tiers-monde, autant y mettre un peu de couleur locale. Les hyènes parfois je les entends gueuler la nuit pas loin de chez moi. Les clébards tentent de répliquer, mais côté terreur, ils font franchement pas le poids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or finalement, je me demande si les plus grands risques vitaux ici ne sont pas liés à la reproduction artificielle du mode de vie métropolitain. Par exemple, je pourrais m'assommer sur le rebord de ma piscine et m'y noyer. Ca a d'ailleurs failli se produire, alors que je rêvassais, m'oubliant en dos crawlé à quelque revanche sociale ou intellectuelle bien mesquine. J'ai survécu. Mais dans le genre, j'ai beaucoup mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, vers deux heures, la pluie tombait ambiance mousson (la petite saison des pluies vient de commencer), je me suis réveillée en sursaut, et quelque chose n'allait pas, mais alors, vraiment pas. Vous dire quoi et comment je ne sais pas, je me réveille rarement la nuit avec la sensation que si je ne fais rien ça va aller très mal pour moi. Alors je me lève et je descends pour voir ce qui se passe au rez-de-chaussée. Arrivée en bas de l'escalier, tout avait l'air parfaitement normal, sinon que j'avais les pieds mouillés. Mince, l'eau de pluie passe sous la porte. Evidemment, j'ai pas de serpillère, parce que si serpillères il y a elles sont forcément dans l'office fermé à clé avec la lessive et le fer à repasser. Je recule, je descends les trois marches supplémentaires qui mènent de l'entrée en mezzanine au salon. Flaque d'eau. Enorme flaque d'eau. Bloc multiprises dans flaque d'eau. Ordinateur en charge branché à bloc multiprises mouillé. J'ai toujours les pieds dans l'eau. J'ai beau être en demi sommeil dans mon alarme, il est soudain flagrant que c'est la merde, là. Je me rue vers la prise murale et je la &lt;em&gt;switch off&lt;/em&gt; (dans l'incurie électrique régnant ici, au moins ça de positif, chaque bloc de prise est doté d'un interrupteur). Bon. Je sors le bloc multiprise de l'eau, je débranche l'ordinateur, c'est toujours ça de sauvé et moi avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que ça va toujours pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis mon inspection. Dans la cuisine je découvre que la lumière de la cour intérieure est restée allumée. Je me dirige vers l'interrupteur, je pose le doigt dessus. Je me crame l'index (je me crame vraiment l'index, le plastique est presque MOU). Ca bourdonne bizarre dans l'interrupteur. J'éteins la lumière de la cuisine et dans l'obscurité je constate que 1) j'ai très mal au doigt et 2) il y a des étincelles à l'intérieur du bloc. Je me dis bon, on arrête les conneries, je vais éteindre le disjoncteur, comme ça je peux roupiller tranquille. Je pars en quête du disjoncteur, doit forcément y en avoir un quelque part. Effectivement, il y en a un 2 mètres au dessus de l'escalier, parfaitement inaccessible à l'humain moyen et encore moins à une naine genre Mzungu Dollar. Evidemment, trouver un balai il faudrait avoir les clés de l'office que j'ai pas qui doit contenir ça avec le fer à repasser et la serpillère, etc. Stop. Bon, je retourne dans la cuisine, je dégote une longue cuillère en bois, je monte sur la rampe d'escalier à peu près parfaitement réveillée maintenant, je pousse le bouton du disjoncteur. Youpi. Je suis dans l'obscurité totale en Afrique de l'Est sur une rampe d'escalier une cuillère en bois à la main. Je redescends sans me péter une jambe, j'arrive dans la cuisine, plus de lumière nulle part SAUF dans la cour intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors de deux choses l'une : soit la lumière de la cour intérieure ne dépend pas du disjoncteur, ce qui n'est pas très logique puisque la lampe extérieure de l'entrée, elle, en dépend. Soit par un de ces miracles technologiques tanzaniens auxquels je m'habitue jour après jour, la lampe dépend bien de mon compte électrique, mais couper le disjoncteur ne l'empêche pas de fonctionner (je sais bien qu'il va y avoir des ingénieurs en centrales électriques et autres tuyauteries hydrAUliques qui vont m'expliquer que ce n'est rationnellement pas possible, mais je leur répondrai simplement : en Tanzanie, tout est rationnellement impossible). Je rampe dans le noir sous le disjoncteur, trop facile de trouver un disjoncteur à deux mètres de hauteur à l'aveugle penchée sur une rampe une cuillère en bois à la main. J'ai réussi, ce qui n'est pas un maigre exploit. J'ai laissé la lumière extérieure allumée. Et je me suis levée toute les demi-heures pour aller voir si des fois la maison n'était pas en train de cramer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma conclusion : en Tanzanie, mieux vaut faire comme le local moyen et ne pas avoir l'électricité. Déjà, ils sont pas très doués pour la produire (les barrages hydrOélectriques sont à moitié vides et remplis de vase parce qu'il y a pas assez de pluie ni d'argent pour les nettoyer), ils sont pas plus doués pour l'importer (le super générateur acheté par le gouvernement a terminé coulé dans l'océan indien), et ils sont absolument incapables de gérer correctement un réseau électrique (s'habituer à l'idée que régulièrement, au mieux, les surcharges vont bousiller tous tes appareils électriques, des ampoules au frigo en passant par ton PC. Qu'au pire ta maison va cramer, et vu l'inexistence de tout service public viable, il en restera pas grand chose. Que Tanesco comme Cupidon s'en fout. S'habituer à l'idée qu'ici les "techniciens" Tanesco sont foutus d'installer un pylone sans y mettre le neutre — &lt;em&gt;authentique&lt;/em&gt;) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reprend donc ma petite vie d'éditrice à 6h30, déjeunant les pieds dans l'eau. Au moins pendant la journée je ne risque rien, l'electricité est coupée pour tout le monde. Il parait qu'on va avoir un black-out total susceptible de durer plusieurs semaines. Je l'attends maintenant avec impatience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116288444962321815?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116288444962321815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116288444962321815&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116288444962321815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116288444962321815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/day-comment-jai-frl-la-mort-23h-6h30.html' title='A day... comment j&apos;ai frôlé la mort (23h-6h30)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116254660805566736</id><published>2006-11-03T11:27:00.000+02:00</published><updated>2006-11-03T11:36:48.070+02:00</updated><title type='text'>A day in the colonial life of... (8h16-12h30)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/1600/AICC1.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/320/AICC1.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;8h16. Je passe ma laisse autour de mon cou. Indispensable laisse, le pass électronique sans lequel il est impossible de rentrer, de sortir, de se déplacer d'un bâtiment l'autre, d'un étage l'autre ou d'un couloir l'autre. Qui porte en énormes caractères ma date de péremption (actuellement, je me périme le 15-12-06) ainsi que mon portrait sur fond de drapeau onusien, la tête bien centrée sur la couronne de lauriers. Ste Mzungu œuvrant pour l'Amour universel et la Paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma laisse précise que les autorités civiles et militaires sont priées de m'accorder le libre accès au territoire et les privilèges et immunités diplomatiques nécessaires à l'exercice de mes fonctions. Une fois dans le bureau que les autorités m'ont dans leur grande bienveillance et respect des accords internationaux permis d'atteindre, je pourrais être n'importe où à les exercer, mes fonctions, quelque part dans un complexe post-stal à Treptow, Berlin-Est, à Levallois-Perret ou à Noisy-le-Sec, si ce n'étaient les feuilles de palmier ponctuant le béton ici et là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8h50. Je monte en audience « balayer ». Ca défile, les questions au témoin, les objections, les québécismes que je place entre guillemets, les épellations de dix noms impossibles, d'autres questions qui ont l'air de n'avoir aucun sens depuis les mois et les mois et souvent les années que se poursuit le ballet des témoins. Moi ballerine amateur lancée là au milieu. La sténo tape, impassible, ou laisse carrément filer, parfois, quand ça s'énerve trop et qu'on doit largement dépasser le 200 mots par minute qui seront rattrapés en aval ; et moi je suis, enfin j'essaie, ligne par ligne, et puis je loupe trop de trucs, et à force de rajouter des s ou de tenter de retenir le mot qu'il va falloir rajouter là j'en suis sûre, ou encore relever la tête et au rythme des voyants rouges sur les micros retrouver qui a coupé la parole à qui en s'objectant des cinq avocats ou du procureur, je n'y comprends strictement plus rien, qui parle, pourquoi, ni même ce que le témoin est en train de dire, ce n'est plus alors qu'un torrent d'interventions qui défilent pendant que la sténo continue de pianoter impassible, et parfois c'est plus rien, du son, de la matière sonore informe dégueulée en une suite de signes, de sténogrammes qui décrivent sans doute précisément des horreurs qui pour moi, littéralement, sont devenues illisibles et inaudibles puisqu'en rajoutant ce mot qui manque je viens de rater la phrase suivante et la question et la réponse suivantes que je remplace sagement, exécutante, par des points de suspension provisoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, pendant quelques secondes, j'enlève le casque qui me dégueule en accéléré la version française, et c'est étrange, dans la chambre, c'est presque le silence, une sorte de pantomime absurde de gens costumés qui se lèvent et se rassoient, comme si personne n'était vraiment là. Derrière la vitre, dans la galerie du public, les enquêteurs, et quelques touristes avec leurs sandalettes et leur costume beige multipoche, qui froncent les sourcils sous leur casque et suivant de la tête de gauche à droite ambiance Wimbledon ; ils n’y entravent pas grand-chose non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le juge balance un coup de maillet, je sursaute. 10h30. Je m'arrache clavier casque, c'est la pause. C'est l'heure de la récréation, du café, c'est l'heure ou avocats, procureurs, greffe, assistants idoines, traducteurs, éditeurs fument ou pas des cigarettes par petites grappes, qui avec et qui sans sa robe et le cas échéant sa perruque. Un procureur britannique en robe noire et rouleaux blancs une Winston à la main devant un palmier. Cliché. Par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais à la cafétéria avec des collègues. Je commande un croissant trop gras et salé, que je me contente de regarder dans mon assiette parce qu'il ressemble à un croissant. On boit un café filtre pas très bon en se demandant pourquoi vivant à 80 kilomètres d'une des meilleures cultures de café de l'univers connu, on avale du jus de chaussette. Puis on retourne qui sténotyper, qui balayer, qui éditer. Un peu comme je pourrais faire à Rosny, à Neuilly, à Levallois-Perret, sauf que là je sauve le monde, évidemment, ça donne du sens à mon stylo rouge en attendant la pause déjeuner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116254660805566736?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116254660805566736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116254660805566736&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116254660805566736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116254660805566736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/day-in-colonial-life-of-8h16-12h30.html' title='A day in the colonial life of... (8h16-12h30)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116239105336120804</id><published>2006-11-01T14:33:00.000+02:00</published><updated>2006-11-01T16:58:54.296+02:00</updated><title type='text'>A day in the colonial life of... (6h30-8h15)</title><content type='html'>L'alarme de mon téléphone me vrille du Chopin au Bontempi. Il est 6h30 et je me retourne plusieurs fois dans mon &lt;em&gt;queen size bed&lt;/em&gt;, relance l'alarme pour dans 10 minutes et cale ma tête au creux d'un des trois oreillers qui traînent sur le matelas. Par la fenêtre, je devine le lever de soleil sur les collines. Un chien aboie en continu. Ils aboient bizarrement les chiens ici. C'est pas vraiment des aboiements, ni des hurlements, une sorte de hoquet sonorisé qui n'en finit jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h40. Je repousse les pans de la moustiquaire, je me lève, j'ouvre la porte de la terrasse, je baille. En baissant les yeux, je tombe dans ceux de la voisine, qui réchauffe de l'eau dans une bassine en fer blanc sur un braséro. Parfois il pleut et l'arrière cour est boueuse. Parfois pas. Parfois il y a un ou deux papillons grands comme la main et bleus qui tournicotent entre les bananiers et autour du braséro. Parfois pas. En tout cas, tous les matins à 6h30 la voisine fait chauffer de l'eau dans une bassine en fer blanc de l'autre coté du mur de la propriété qui fait bien ses six mètres mais que je domine d'un étage — pour la vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alors là, permettez que je fasse le narrateur omniscient pour signaler que l'eau en question, l'eau pour la journée, a été collectée plus tôt ce matin même dans 3 ou 4 jericans de 20 litres en plastique à la fontaine publique, évidemment pas à côté, ce serait trop simple. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rebaille, je me traîne dans la baignoire, je tourne les robinets, je m'ébouillante avec l'eau du cumulus qui a chauffé à bloc toute la nuit, je tourne un coup l'eau froide, putain c'est glacé, je m'énerve, je lance un petit couplet sur vraiment la plomberie dans ce foutu pays c'est loin d'être gagné, je ressors de la douche pour éviter de m'ébouillanter totalement et accroupie sur le carrelage je tourne les robinets avec une patience de braqueur de coffre jusqu'à obtenir la température optimale, ce qui me demande parfois plusieurs minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas encore lavée, j'ai dû déjà bien consommer de 30 à 50 litres d'eau chaude — pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de la douche. Je m'enduis intégralement de crèmes multiples et variées parce que la peau de Blanc ça s'entretient contre la poussière et pour le bronzage, contre les coups de soleil et les nuages de Diesel, sans compter les moustiques. Merde j'en ai foutu partout, pas le temps de nettoyer. Mais si je nettoie pas, c'est la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt; qui va le faire. Et j'ai aucune envie que la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt; le fasse. En même temps, de toute façon, elle va fatalement passer la serpillère partout puisqu'elle passe la serpillère partout et tous les jours sans qu'on lui demande rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Alors la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt; va nettoyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descend l'escalier en sous-vêtements — tant que la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt; n'est pas arrivée, une des raisons pour lesquelles je me lève aussi tôt le matin, pouvoir zoner et déjeuner sans que personne ne se balade dans mon dos d'employée blanche du tertiaire judiciaire international et ne ramasse mon mug et mon verre et ma serviette alors qu'encore une fois j'avais rien demandé et que ma vaisselle je peux très bien la faire moi-même. Je verse un demi-litre d'eau minérale dans la bouilloire. Je constate que l'électricité est coupée aujourd'hui, comme hier, comme avant-hier, et sans doute comme demain. J'en ai rien à foutre de leurs scandales énergétiques nationaux, du niveau de l'eau dans les centrales hydroliques qui a encore baissé, ils magouillent comme ils veulent, Tanesco* : moi, j'ai le gaz. J'allume le gaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tartine du pain, j'ouvre un yaourt, je verse l'eau chaude sur le sachet de thé, je m'assieds à la table familiale de la salle à manger et je contemple les douze roses blanches que j'ai achetées en sortant du tribunal hier soir, qui sentent bon et qui ne m'ont couté qu'un dollar, alors que pour le même prix à Paris j'aurais même pas l'emballage en cellophane des machins inodores qu'on vous vend le soir dans les cafés. Je rêvasse un peu en buvant mon thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais la vaisselle, je me coupe le doigt sur une lame de couteau, je me dis pauvre conne si t'es pas capable de laver un couteau sans t'entamer le doigt, de quel droit tu t'étonnes qu'on t'inflige une &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remonte dans la salle de bain me noyer le pouce dans un demi-litre de désinfectant parce qu'en Afrique, c'est bien connu, tout pourri plus vite, et même si je suis loin du corps de Tutsi décapité dérivant sur la rivière Akanyeru, « on est jamais assez prudent quand on est blanc ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisis mes vêtements de la journée. Je constate que ma chemise est à peine défroissée. Je peste. Impossible de la repasser parce que la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt; retient en otage le fer dans l'office dont je n'ai pas la clé. Et la fois où je lui ai demandé de me le laisser, elle n'a pas compris, ou bien ça l'a vexée, en tout cas, il est resté hors de ma portée. Je mets ma chemise froissée et je décide que je m'en fous. Car au fond je m'en fous. Enfin, je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je redescends, je note sur le bloc qu'il n'y a rien de particulier à faire aujourd'hui. Je ne note pas que je m'excuse d'avoir foutu du lait hydratant partout dans la salle de bain parce qu'à tous les coups elle ne va rien comprendre, la &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt;, croire qu'il s'agit d'une instruction hyper subtile, me téléphoner au travail pour me demander de quoi il s'agit, je lui répondrai que c'est rien, que c'est pas grave, et ça va créer des frustrations communicationnelles de part et d'autre. Donc, je n'écris rien, sinon qu'il n'y a rien de particulier et qu'il y a 10 000 shillings dans le tiroir pour faire les courses qu'elle estimera justifiées de faire, parce que j'ai bien compris que l'intendance, c'est son domaine et pas le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon alarme sonne. Il est 8 h 00. Je sors, je ferme à clé, je contourne la piscine, je referme le portillon du jardin et j'ouvre la portière passager du taxi qui m'attend. Aujourd'hui, on apprend à compter de 10 à 100. Je voudrais bien lui apprendre à conjuguer &lt;em&gt;être&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;avoir&lt;/em&gt;, mais conjuguer, lui il voit pas l'intérêt, il veut des mots et des formules de politesse. Je sors la feuille de papier sur laquelle j'ai tout de même conjugué avoir et être, parce que bon, c'est moi le prof, bordel. On manque renverser un vélo transportant trois énormes jericans d'eau parce que Kalage (mon chauffeur), essaie de déchiffrer "il est" en conduisant. Je regrette subitement mon empressement verbal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8h15. Le taxi s'arrête devant l'entrée du Arusha International Conference Center, siège du Tribunal international pour le Rwanda et de divers colloques nationaux et internationaux qui provoquent de longues files le matin au point de contrôle de sécurité. Je file 3000 shillings à mon chauffeur qui promet de me réciter tous son nouveau vocabulaire le soir même. L'officier de sécurité me fait un signe de la tête et je double la file de 80 invités piétinant du colloque sur l'évolution de l'utilisation des pesticides azotés en Afrique de l'Ouest. Je me sens très importante et professionnellement intégrée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116239105336120804?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116239105336120804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116239105336120804&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116239105336120804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116239105336120804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/11/day-in-colonial-life-of-6h30-8h15.html' title='A day in the colonial life of... (6h30-8h15)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116219376710128194</id><published>2006-10-30T09:27:00.000+02:00</published><updated>2006-10-30T09:36:07.103+02:00</updated><title type='text'>Hégémonie participative</title><content type='html'>En passant, je viens, dans un accès de bienveillance narcissique, d'autoriser les commentaires anonymes. Fini, donc, les jérémiades comme quoi les utilisateurs doivent s'enregistrer et je ne sais quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut aussi, absolument, que je décrive un bout de mon rêve de cette nuit. J'essayais une nouvelle piscine municipale à Paris, et je découvrais qu'elle comportait un nombre impressionnant de bassins. Et que chaque bassin était consacré à sa "minorité". Il y avait par exemple un bassin pour les gens qui nagent avec un arc (?), et (le must) un bassin pour les gothiques qui nagent tout habillés avec des chaînes cloutées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le problème au final c'est qu'il n'y avait aucun bassin susceptible de m'accueillir, ce qui ne m'étonne pas trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, bonne ou mauvaise nouvelle je ne suis pas sûre, mais je vais sans doute (sous réserve de confirmation) conserver mon immunité diplomatique jusqu'en mars prochain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116219376710128194?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116219376710128194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116219376710128194&amp;isPopup=true' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116219376710128194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116219376710128194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/hgmonie-participative.html' title='Hégémonie participative'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116219239542056229</id><published>2006-10-30T07:50:00.000+02:00</published><updated>2006-10-30T09:13:15.466+02:00</updated><title type='text'>Administration territoriale</title><content type='html'>Mettant de côté quelques instants l'unilatéralisme qui caractérise ma production bloggesque, sacrifions un peu aux sirènes de l'interactivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'état-civil rwandais&lt;/strong&gt;, puisqu'il en était question dans un commentaire, qu'en est-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'état-civil rwandais, c'est une affaire très classée. Peut-être parce que les Allemands puis les Belges sont passés par là ? Depuis le début du vingtième, la carte d'identité est obligatoire, et indique ton ethnie (utile pour le colon en manque de main-d'oeuvre, car les Hutus étaient corvéables et les Tutsis ne l'étaient pas). La décolonisation n'a pas modifié cette pratique, puisque dans la logique de reprise en main du pays par les Hutus (au pouvoir de 1959 à la mort de Juvénal Habyarimana en 1993), les Tutsis n'avaient accès qu'à un pourcentage fixe des postes importants (enseignement, administration... une sorte de discrimination négative), et qu'il fallait donc pouvoir vérifier les identités avec célérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre héritage de la colonisation : le découpage administratif. On trouve difficilement plus quadrillé que le Rwanda (en passant, un pays minuscule, un confetti des grands lacs avec le Burundi et l'Ouganda). le territoire est divisé en 12 préfectures (depuis 2000, on parle de "provinces"),  subdivisées en communes (redécoupées aujourd'hui sous le nom de "districts") elles-mêmes sectionnées en secteurs et en cellules (la plus petite unité administrative, à ma connaissance il y en a plus de 8000, et c'est à leur niveau que sont établies les juridictions &lt;em&gt;Gacaca&lt;/em&gt;, ces tribunaux populaires locaux chargés de juger la multitude de "petites mains" du génocide).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La population a  donc toujours été étroitement contrôlée, à tel point qu'il fallait demander une autorisation pour te déplacer hors de ta cellule administrative. Il n'est donc pas trop difficile de recenser les morts du génocide. Il l'est beaucoup plus de déterminer qui a trucidé qui, c'est là où les &lt;em&gt;Gacaca&lt;/em&gt; interviennent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la base, les gacacas ont été instituées pour désengorger la filière judiciaire normale. Mais la politique de repentance et de dénonciation qui a cours actuellement produit l'effet inverse : les gens s'accusent et se dénoncent les uns les autres à qui mieux mieux, à tel point que plus les Gacacas jugent de gens, plus il y en a à inculper et à juger. Effet pervers : quelque chose comme les deux tiers de la population sont susceptibles d'être jugés, sont fichés par l'administration et... je vous laisse imaginer ce qu'une telle épée de Damoclès peut constituer comme outil de contrôle politique et social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère vous avoir fait un peu rêver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116219239542056229?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116219239542056229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116219239542056229&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116219239542056229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116219239542056229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/administration-territoriale.html' title='Administration territoriale'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116192811355920375</id><published>2006-10-27T07:32:00.000+02:00</published><updated>2006-10-27T10:03:03.916+02:00</updated><title type='text'>Economie du vide</title><content type='html'>Rien de rien de rien de rien (Gertrud Stein en Tanzanie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, je rétrécis tellement que j'en suis à relire &lt;em&gt;Les origines du totalitarisme&lt;/em&gt; d'Hannah Arendt... en anglais.  Apparemment le Chloé Delaume dont j'attends l'arrivée depuis deux mois est quelque part en transit dans Paris et a raté les valises de notre avocat-commis-voyageur rentré hier. J'enrage un peu, faudra attendre dix jours de plus. Ca aussi, c'est la vie africaine, la pénurie permanente de ces biens courants occidentaux que sont les livres à profusion ou trente marques de cookies différentes sur les rayons (quand un truc te plaît, tu achètes tout le rayon voire tout le stock parce que la prochaine livraison ça sera peut-être dans 15 jours, plus sûrement dans 6 mois). Parfois tu trouves un produit manufacturé improbable en deux exemplaires dans une épicerie pourrie (mettons, un conditionner capillaire L'Oréal genre aux extraits de molécules d'ozone antiradicale libre, une véritable denrée de luxe, ici), comment, par quel hasard commercial il est arrivé là, tu ne sais pas (parce que tu le vaux bien?), tu imagines son périple de Düsseldorf par Rotterdam via Dubaï (tout produit occidental passe par Dubaï. Corollaire : la crème L'Oréal elle coûte au moins 15 dollars). La mondialisation du pauvre, c'est étrange, ces produits de supermarché à des tarifs haut de gamme. C'est bizarre, d'arriver à la caisse du supermarché et de lâcher 80 000 shillings (environ 80 dollars, plus que le salaire de base ici - 60 000 shillings mensuels) avec l'impression d'avoir quasi rien acheté (deux bouteilles de vin, trois conserves, du shampoing, des céréales pour le petit déj - les cornflakes Kellogs, ici c'est 10 dollars la boîte) , pendant que les quatre gars derrière toi font la queue pour payer ce qui a l'air de l'achat de la semaine, soit un pain tranché à 1000 shillings. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les classes sociales sont bien tranchées. C'était bien la peine, trente ans de socialisme tanzanien non totalitaire (ha, on y revient). Arusha, c'est simple :&lt;br /&gt;- D'abord, les employés du TPIR, qui ont cette particularité d'être diplomatiquement immunisés. Eux-mêmes stratifiés à mort, ça va de soi, entre :&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Expatriés&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;*Les super-VIP : Président du tribunal, juges, greffier, procureurs...&lt;br /&gt;*La défense&lt;br /&gt;*Le personnel moyen (administratif, sténos...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Locaux&lt;/u&gt; : Les heureux locaux sous contrat au tribunal (sécurité, ménage, archives, restauration...). De manière générale quand tu annonces que tu bosses au tribunal, il y a toujours un local pour te demander si tu peux pas lui trouver un poste ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ensuite, les Occidentaux expatriés hors-ONU, y'en a pour tous les goûts, des patrons de boîtes de safari, d'hôtels, de restos, des volontaires, des enseignants, des employés de boîtes de safari -commerciaux, comptables...-, des amateurs d'import-export, des états-uniens évangélistes, quelques ex sex-fans des sixties ayant trouvé plus original que Goa pour ne jamais redescendre, des patrons de fermes florales -les roses du Monceau Fleur, le basilic du Monop, avec un peu de chance ils ont vu le Kili avant de prendre l'avion réfrigéré.&lt;br /&gt;L'échelle des revenus va de 1 à 1000, mais ils sont blancs, donc ils sont riches, donc ils sont tous pareils. CQFD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les Indiens. Les Indiens on les voit peu. Sauf si on rentre dans les magasins, ou plutôt dans les arrières-boutiques des commerces dont ils sont propriétaires. Entreprises de bâtiment, investisseurs, propriétaires de compounds, supermarchés de souvenirs, épiceries chères... tout ce qui est efficace, cher, fonctionnel, de manière générale, c'est indien. Ils vivent dans leur coin, dans des petits compounds ou dans d'immenses villas hypersurveillées, selon leurs revenus. Au moins grâce à eux on trouve des restaurants indiens à se damner (où comment découvrir qu'un vrai &lt;em&gt;cheese naan &lt;/em&gt;n'est pas une crèpe fourrée au Vache-qui-rit)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les Tanzaniens. Pour résumer ce que sont les Tanzaniens dans cette architecture, petite anecdote. Tu vas dans une épicerie (généralement indienne) et tu expliques que tu cherches de la farine de maïs pour faire de l'&lt;em&gt;ugali&lt;/em&gt; (une sorte de polenta,  le plat de féculent de base ici. Moins cher que le riz et bourratif, pratique quand tu as 12 enfants). On t'explique le plus simplement du monde : "Alors voilà, cette farine-ci c'est très bien pour faire la patée du chien et pour les Tanzaniens ; celle-là, elle est bonne, elle est plus chère."&lt;br /&gt;Le Tanzanien, il fait quoi ? Il est employé ici et là, il est chauffeur de taxi (agréé par le tribunal quand il a de la chance, et là c'est la manne), elle est serveuse, il est &lt;em&gt;askari&lt;/em&gt; (gardien), elle est &lt;em&gt;maid&lt;/em&gt;. Soit les fameux salaires à 60 dollars qui font vivre des familles entières. Le jeune tanzanien taximan ou serveur, il s'est offert une formation de &lt;em&gt;guide, &lt;/em&gt;il voudrait ou il est en train d'apprendre le français, il les attends de pied ferme, les touristes.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les touristes, qui sont beaux comme des coeurs, tout rougis dans leurs costumes de brousse en série. On les emmène au Shoprite, LE centre commercial d'Arusha, qu'ils se lestent de barres chocolatées Cadbury's avant leur semaine de pure aventure au Serengeti. Ensuite on les fait monter dans des véhicules mi-tank, mi-bus (assis à 6 mètres du sol, ça protège sans doute des miasmes morbides des miséreux tanzaniens), et on en parle plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite une prochaine fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite perle, tout de même, pour &lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;le carré des présumés génocidaires&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. La défense tente de prouver la non crédibilité d'un témoin du procureur, témoin qui a participé au génocide (comme beaucoup de monde à l'époque). Il y a apparemment des différences entre un nom de victime donné aux enquêteurs du tribunal il y a quelques années et le nom donné lors de l'interrogatoire. L'avocat insiste, le témoin argue que c'est la transcription qui est erronée et finit par conclure un poil énervé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je voudrais dire au Conseil qu’il ne peut en aucun cas se fonder sur cela, parce que la personne qui a consigné cela a commis une erreur. De toute les façons, &lt;em&gt;j’ai tué une personne, ce n’est pas son nom qui a été tué&lt;/em&gt;. De toute façon, il n’est plus en vie, et sa famille n’est plus en vie non plus. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se marre bien, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116192811355920375?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116192811355920375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116192811355920375&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116192811355920375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116192811355920375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/economie-du-vide.html' title='Economie du vide'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116057983997144359</id><published>2006-10-11T16:36:00.001+02:00</published><updated>2006-10-11T17:22:55.310+02:00</updated><title type='text'>Mare aux crocodiles</title><content type='html'>L'idée, au départ, c'était de voir le Kilimanjaro. C'est une sorte de sport, ici, voir le Kilimanjaro. À défaut de l'escalader, parce qu'on n'est pas venu se faire violence et si je perds un bras, mon Utilité sociale pénalement internationale chute libre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Kili — pour les intimes —, le Kili, visuellement, c'est une très nébuleuse éminence &lt;em&gt;in abstentia&lt;/em&gt;. Donc, lassés de notre non-contemplation du non-Kili surplombé de brouillasse — en vertu d'un phénomène météorologique à l'explication duquel je me permets d'obvier — en la bonne ville de Moshi, elle-même bien réelle, tout à fait ensoleillée et où l'on peut manger avec les doigts de l'excellente saucisse tanzanienne grillée (c'est aussi loin que je me sens capable d'aller dans l'anecdote sensorielle. Pour le reste, tout bon guide de voyage fatalement illustré d'un zèbre vous fournira les informations appropriées sur Tanzanie/Kilimanjaro/Moshi), nous la quittâmes, donc, la ville de Moshi, repartant sur la piste en quête de mystérieuses sources d'eau chaude et déjà je sens comme une inquiétude quoi comment se baigner dans de l'eau douce en Afrique mais c'est complètement irresponsable et. C'est bon, ça suffit, c'était quoi l'intérêt de me perforer les biceps antipolio si en contrepartie je peux pas un peu me la jouer perche du Nil?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on arrive là :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/1600/Madjimoto.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/320/Madjimoto.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand on nage c'est comme ça :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/1600/Madjimoto3.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/400/Madjimoto3.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau est tiède. Il parait qu'il y a des crocodiles. Ou alors c'est juste pour effrayer les touristes, d'ailleurs y'en a pas, juste de grands arbres, des oiseaux et de petits poissons gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Kilimanjaro...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116057983997144359?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116057983997144359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116057983997144359&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116057983997144359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116057983997144359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/mare-aux-crocodiles_11.html' title='Mare aux crocodiles'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116057726860203744</id><published>2006-10-11T16:28:00.000+02:00</published><updated>2006-10-11T16:34:28.613+02:00</updated><title type='text'>Mzungu en chair et en pixels</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/1600/Mzungu%20Dollar%20en%20brousse.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/413/3782/400/Mzungu%20Dollar%20en%20brousse.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça se passe de commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le moment idéal pour annoncer que je vais squatter la maison avec piscine d'une avocate jusqu'en décembre? Je ne crois pas. Trop tard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116057726860203744?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116057726860203744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116057726860203744&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116057726860203744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116057726860203744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/mzungu-en-chair-et-en-pixels.html' title='Mzungu en chair et en pixels'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-116004883062314176</id><published>2006-10-05T13:09:00.000+02:00</published><updated>2006-10-05T13:47:10.633+02:00</updated><title type='text'>Référent marginal 1</title><content type='html'>Pas le temps de blograturer &lt;em&gt;ad lib&lt;/em&gt;, on se contentera aujourd'hui d'une réflexion succinte, constructive et réaliste sur mon environnement plus si nouveau désormais. J'ai pioché le ressenti en trainant les pieds sur Nyerere road... Va chercher, va chercher le détail qui fait qu'ici non vraiment c'est pas pareil et l'aboyer à la face du monde. Ha! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part l'été qui commence mélanine, les fleurs des jacarandas et sarments cascade des bougainvillées, à part les vodkas à un dollar, les regrets croupis asséchés qui font place (enfin!) et même si rien de franc ne s'y substitue dans l'instant — laisse venir —, à part l'impunité diplomatique de la situation — résider sans y être, &lt;em&gt;white spirit&lt;/em&gt; expatrié...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À part, donc; dire du prosaïque encore plus pour les amateurs de concret. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, l'autre matin, je me disais voilà une ville dans laquelle on peut marcher des heures les yeux fermés, en ne risquant rien sinon dégringoler dans un égout à ciel ouvert au milieu du trottoir, MAIS sans une seule fois planter son pied dans de la merde de clébard. Pas de toutous mémère en laisse à Arusha; les chiens, ici, ils ont la classe des bâtards à Baudelaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu parles d'une fulgurance. Mais désormais on ne pourra plus me reprocher de court-circuiter le référent. Je crois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-116004883062314176?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/116004883062314176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=116004883062314176&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116004883062314176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/116004883062314176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/rfrent-marginal-1.html' title='Référent marginal 1'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-115977439825636677</id><published>2006-10-02T08:25:00.000+02:00</published><updated>2006-10-02T09:46:28.403+02:00</updated><title type='text'>Dans la brousse — avec Stan</title><content type='html'>Ca y est, elle l'a fait : Mzungu Dollar s'est démis les vertèbres sur la piste poussière en 4 x 4 le corps enduit de 5 x 5, s'est écorché la tente igloo dans les épines, a contemplé sauvages buffles girafes autruches, s'est brossé les dents à l'eau minérale sous l'oeil perplexe d'un berger Massaï, a gobé des frankfurters au feu de bois arrosées de merlot sud-africain puis compté les étoiles filantes aux douces mélopées du chant... d'Eminem. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une expérience ENFIN AUTHENTIQUE depuis le temps qu'on me la réclame beaucoup n'y croyaient plus. &lt;em&gt;I ain't mad - I just think it's FUCKED UP you don't answer fans&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;So this is the real thing, this is not for tourists?&lt;/em&gt;" demande inquiète une dadame en mitraillant discrètement les mioches regards doux gazelles au seuil de la &lt;em&gt;boma&lt;/em&gt;*.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accessoire indispensable du weekend, une fois la nuit tombée : le bon vieil iPod des familles. &lt;em&gt;Dear Mister-I'm-Too-Good-To-Call-Or-Write-My-Fans, this'll be the last package I ever send your ass&lt;/em&gt;. Parce que ça va cinq minutes de s'extasier sur l'autochtone photogénique menant ses authentiques vaches maigres dans le monochrome aléatoire du &lt;em&gt;bush&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Steve Jobs, merci Stan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;em&gt;Boma&lt;/em&gt; : campement massaï traditionnel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-115977439825636677?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/115977439825636677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=115977439825636677&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115977439825636677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115977439825636677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/10/dans-la-brousse-avec-stan.html' title='Dans la brousse — avec Stan'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-115883243082248899</id><published>2006-09-21T11:17:00.000+02:00</published><updated>2006-09-21T11:53:50.833+02:00</updated><title type='text'>Le prix de l'étiquette (futilités protocolaires)</title><content type='html'>ON s'est inquiété de l'ambiance quasi sépulcrale régnant au coeur de ma syntaxe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne voudrais pas qu'ON aille s'imaginer qu'un infime différentiel éco-socio-géo-environnementalo-culturo-divertimento-sexuel-et-j'en-passe puisse entamer ma légendaire frivolité esthétisante, et qu'alors, ce Voyage se change en errance puis de confusions radicales en homophonies approximatives, en erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô combien non, et constatez donc, tout va à merveille : Demain Mzungu Dollar est invitée à une soirée d'ambassadeur. Angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle politesse inventer pour s'adresser à l'Excellence ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout : QUE VAIS-JE METTRE ? Mon tailleur H et M ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le drame. Un vrai drame à ma hauteur de talons : 8 cm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurés ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-115883243082248899?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/115883243082248899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=115883243082248899&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115883243082248899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115883243082248899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/09/le-prix-de-ltiquette-futilits.html' title='Le prix de l&apos;étiquette (futilités protocolaires)'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-115859225681821292</id><published>2006-09-18T13:28:00.000+02:00</published><updated>2006-09-20T11:07:06.676+02:00</updated><title type='text'>La survie, mode d'emploi</title><content type='html'>Quoi m’a saisi l’œil, le premier matin, en franchissant de mes souliers bien cirés les grilles du &lt;em&gt;compound&lt;/em&gt;*, sur cette terre mal asphaltée où l’homme blanc ne devrait circuler que motorisé ? Les charrettes à bras ? Les mini vans Toyota vomissant en marche du passager dans la poussière des ronds-points ? Quels risques inconsidérés prenais-je ? Et cet enfant de 8 ans qui balance une machette à bout de bras, pourquoi me regarde-t-il de manière insistante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Juste pour prouver que l’art rhétorique bhélien, je maîtrise.) Sans frisson minimal, pas suspense et pas Récit. La sécurité : thème incontournable du Voyage. CQFD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« ON VA Y ALLER EN TAXI. »&lt;br /&gt;D’abord — le premier soir — je me suis marrée bruyamment. J’ai cru à une blague.&lt;br /&gt;Mais quinze minutes plus tard, ils sortaient du restaurant et s’y entassaient, dans le taxi, petits expatriés tout frais avec bagages. Tourner le coin et ressortir cinquante mètres plus loin dans la cour d’une résidence sécurisée. La course la plus courte du monde, me dis-je en aparté ricanant. Assertion inexacte, l’avenir se chargerait de le montrer : une course de vingt mètres, c’est parfaitement jouable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'immeuble, pas joyeux : un camp retranché murs barbelés qui s'agrippent jusque sur le toit, coursives grises sur arrière-cour idoine et grilles redondantes aux fenêtres — ici les vitres sont rares, alors on met des grilles. Nous on a les deux. Vitre + grille = signe extérieur de richesse s'il en est. C'était vachement coquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être aurais-je dû verbaliser sur le moment — pour la littérature —, la bulle de terreur dans laquelle on s’étouffe oreiller dans la taie des débriefings et notes internes, puis les bons tuyaux du ronflant spécialiste en généralités qui l’air entendu « &lt;em&gt;les connaît, les Africains&lt;/em&gt; » et décrit subséquemment sa collection de fusils à pompe, avant que vous n’ouvriez ce mail invitant à enregistrer vos armes à feu auprès des autorités locales. Mineurs armés au chômage, malfrats venus de Kigali, de Nairobi ou d’ailleurs, ombres importunes grâce auxquelles Mzungu Doll engrange les nouveaux amis : Abdallah, Adolf, Harry, Omar, Razak, Twalibu… chauffeurs alphabétiques dans la carte SIM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Portefeuille, portable et taxi, prolongements désormais naturels de ce qu'il me reste de corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;You give me money, you’re my friend&lt;/em&gt; », déclare Harry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ça c'est pas moi qui le dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Compound&lt;/em&gt; : quartier/lotissement sécurisé destiné aux expatriés et à la grande bourgeoisie arushienne dont on reparlera. Depuis une dizaine d'années, les compounds fleurissent à Arusha. Leader incontesté : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.ppftz.org/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Parastatal Pensions Fund&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; — PPF pour les intimes. Vive les fonds de pension.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-115859225681821292?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/115859225681821292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=115859225681821292&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115859225681821292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115859225681821292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/09/la-survie-mode-demploi.html' title='La survie, mode d&apos;emploi'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-115857308406009225</id><published>2006-09-18T11:49:00.000+02:00</published><updated>2006-09-18T12:02:01.780+02:00</updated><title type='text'>Derniers réglages</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;NB1:&lt;/strong&gt; Petite mise au point esthétique (car nul ne l'ignore, Mzungu Dollar est une esthète), la charte graphique de ce blog est parfaitement aléatoire. J'ai tripoté le script du modèle au petit bonheur HTML. Si c'est l'extase, pur hasard, qu'on en parle plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NB2:&lt;/strong&gt; J'initie, en vertu de ma Grande Utilité Sociale, un &lt;span style="font-family:arial;color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;Carré des présumés génocidaires&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. Mon best of des audiences publiques. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Pour vous mettre dans le bain, une microscopique perle, Kafka comme si on y était, sans paratexte ni exégèse parce que, le répèterons-nous assez, je ne suis pas journaliste mais exécutante : j'entends je ne comprends rien je n'évalue rien — ce n'est pas dans mes Compétences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;color:#cc0000;"&gt;Le carré des présumés génocidaires*&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;Vous ignorez ce dont vous êtes accusé mais vous avouez ; et vous attendez encore de connaître les accusations pour savoir si elles correspondent à ce que vous avez avoué.&lt;br /&gt;Donc, en fait, vous ne savez même pas si vos aveux ont un quelconque rapport avec les accusations ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-115857308406009225?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/115857308406009225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=115857308406009225&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115857308406009225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115857308406009225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/09/derniers-rglages.html' title='Derniers réglages'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34332129.post-115822871371864836</id><published>2006-09-14T08:13:00.000+02:00</published><updated>2006-09-15T12:18:11.456+02:00</updated><title type='text'>Ca a commencé comme ça (dirait l'autre).</title><content type='html'>Un mois, juste pour sortir de l'avion, trouver le tarmac et me blinder le corps d'altérité amibienne et autre, pas moins.&lt;br /&gt;Faut l'avouer, le grand récit exotique, j'hésitais - et encore maintenant. Broder genre ingénue la Littérature de Voyage® et vous pignocher de la couleur locale, le tout ponctué par des rangs de points d'émerveillement, même au deuxième degré &lt;em&gt;I would prefer not to&lt;/em&gt;. Et l'alternative exposé en trois parties Onatoutessayé-CacalaglobalisationduCocapartoù-sontlesneigeséternelles? ça va pas me divertir non plus pendant que je sauve le monde 8 heures par jour, avec mon indicateur d'Utilité Sociale à 100% de ses capacités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un mois de réflexions désinfectées au Micropur, jetons le Lonely Planet que je n'avais pas acheté et commencent Les Aventures de Mzungu Dollar en Afrique tadadadam. Comment je m'en vais défoncer des portes sans huis pour prêcher les convaincus que crevard sous les tropiques c'est vachement mieux qu'ailleurs, surtout si t'es riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Mzungu Dollar est riche.&lt;br /&gt;Mzungu Dollar c'est une star. Pour le dire avec précision : une Paris Hilton en voie de développement, une jet-setteuse des &lt;em&gt;dirt roads&lt;/em&gt;. Quand Mzungu Dollar pointe son nez, c'est l'émeute. Les taxis klaxonnent, les fourgueurs de batik s'excitent, les mioches piaillent Mzungu Dollar Mzungu Dollar Mzungu Dollar! Ambiance. Que du lait pour l'ego sinon que Mzungu Dollar, elle est parfaitement interchangeable. Du point de vue du local, c'est d'ailleurs tout l'intérêt du personnage, avec son passeport et son darfeuille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref : Mzungu Dollar, c'est moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Totalement générique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir au tarmac initial où c'est qu'on plante ses pieds ravis je vis ici je vis ici, je crois qu'elle l'a pas encore tout à fait foulé, Mzungu Dollar. Pourtant, j'étais prête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais bu qu'une coupe et un ballon de blanc dans l'avion, du Martha Argerich plein les tympans pour faire genre culture, les pieds tortillant dans le &lt;em&gt;courtesy&lt;/em&gt; plaid en cachemire acrylique KLM, l'oeil en coin condescendant sur le gros Hollandais qui ronfle à côté. Bref : sage, avec dans le hublot de la World Business Class toutes ces dunes, que de sable whaou mais que de sable au Soudan ça doit être vraiment comme ça un vrai désert en vrai, est-ce que des fois ça serait pas l'aventure qui commence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que surplombé de 8 km c'est pas plus réaliste qu'un grand reportage Géo dans la salle d'attente du dentiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup j'ai reporté toute mon attention sur un moustique momifié collé au hublot, bien réel avec un côté vaguement synecdochique pas déplaisant (la synecdoque, classe éco de la figure de style et base rhétorique du crevard), synthétisant donc les soirées à venir sous les palmes à exsuder le 5x5. Et puis les parasites qui grattent c'est mon truc, plus que les posters Fram.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette digression pour dire qu'en y posant les pieds, sur le tarmac en développement de l'aéroport, j'étais prête à la nouveauté avec un niveau d'alcoolémie largement moins élevé que d'habitude et un enthousiasme tout ce qu'on fait de débordant. J'ai grand-écarté les bras et inspiré à pleins poumons comme ils font les Grands Voyageurs aux premières pages de leur inévitable récit miam miam la bonne odeur des tropiques c'est autre chose que les prairies normandes ou la station Réaumur-Sébastopol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat : 10 litres de gasoil dans les bronches et un gilet de sauvetage jaune fluo qui me gueule d'avancer faut pas rester là avancez rapidement &lt;em&gt;please ;&lt;/em&gt; aimable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais en venir où déjà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être, simplement, à ce que ma mauvais volonté post-exotique elle s'est enclanchée là ; puis derrière la vitre teintée du fourgon monogrammé qui blinde à fond le silence sur la route toute droite et que la nuit dans ce pays, zéro éclairage ; puis dans le taxi qu'on prendrait pour faire 40 mètres ; puis dans le meublé carcéral en skaï bleu ; et cette impression de n'être, moi, nulle part, ni dans ce pays derrière la vitre, ni dans ce bureau, ni sous ces arbres en fleur dont je connaissais pas le nom. Et ce flottement, ce corps transparent résumé à une expression la plus simple imaginable, définitivement blanc et inadapté en tailleur et talons sur le bord de route, on la salue uniquement parce qu'on ne la connaît pas — je me suis arrêtée à côté de l'embouteillage, ce premier matin me rendant avec mes propres pieds et mes yeux au travail, sans vitres et roues additives pour blanc cul-de-jatte entre moi et cet endroit et je me suis dit traiter le mal par le mal au point ou j'en suis, une fourgonnette a redémarré me balançant à la gueule dix mètres cubes de monoxyde, allez vas-y j'ai inspiré, y'a pas de hasard, que des thématiques. Un vrai baptême hydrocarbure : Mzungu Dollar est née. Corpus Mzungi. Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprenne qui voudra.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34332129-115822871371864836?l=mzungudollar.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mzungudollar.blogspot.com/feeds/115822871371864836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34332129&amp;postID=115822871371864836&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115822871371864836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34332129/posts/default/115822871371864836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mzungudollar.blogspot.com/2006/09/ca-commenc-comme-dirait-lautre.html' title='Ca a commencé comme ça (dirait l&apos;autre).'/><author><name>Mzungu Dollar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17967533460129359605</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
